Publié le 9 décembre 2021
À l'occasion de la traditionnelle conférence de presse d'avant-match, Romain Revelli s'est présenté face aux médias. Découvrez les principaux propos livrés par l'entraîneur des Maritimes.
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Romain Revelli, entraîneur de l’USL Dunkerque

Une remise en question

Il y a eu beaucoup de réflexions. Encore une fois, il fallait surtout trouver le meilleur moyen pour se remettre en question. Après Ajaccio, on avait dit qu’il fallait une grosse remise en question. Quand vous faites le match qui s’est fait à Amiens, c’est qu’elle n’a pas été faite. Ce qui ressort de ce match, c’est qu’on manque de caractère. A partir de là, et c’est ce que disaient, aussi, les personnes présentes à Amiens, c’est que nous sommes une équipe de « gentils ».

Je l’ai toujours dit, j’ai de bons garçons. Maintenant, il faut beaucoup plus d’exigence au quotidien, dans plein de choses. Il faut beaucoup plus de caractère. Cela passera par moins de paroles et par des choix pour les aider à se remettre en question. C’est chaotique, ce que je dis, mais c’est le seul moyen. Le rôle du méchant, je l’endosse. Et même si les gens ne le comprennent pas, cela ne passe que par ça. C’est quand ils ont eu le couteau sous la gorge et qu’il y a eu de gros « clashs » que nous avons fait des séries.

Aller chercher de l’exigence supplémentaire

Ce qu’il ne faut pas perdre, c’est la confiance, car quand vous la perdez, c’est très compliqué dans les séries. Le symbole, dans la première série négative, c’est le match contre Niort (1-2), que l’on doit vraiment gagner. Il nous a fait perdre de la confiance pour la suite. Là, le tournant qu’on a eu, c’est le match à Grenoble. Un moment, vous êtes dans une série et oui, c’est dur. On le répète tout le temps. C’est pour ça que toute la semaine, on le dit : il faut faire beaucoup plus qu’être gentils, respectueux et arriver à l’heure. Il faut revenir l’après-midi, se dépouiller sur chaque séance et se dire les choses.

Le but qu’on prend à la dernière minute à Grenoble, il nous fait basculer de nouveau dans des doutes que l’on a senti dans des matches cohérents, contre Ajaccio (0-1) ou en Coupe de France (Linas-Montlhéry, 1-0). J’essaie de leur expliquer, mais je vois que ça ne marche pas. Alors ça va passer par des choix, car on reste qu’à deux points de ce qui est notre objectif : la 15ème, 16ème ou 17ème place. Je suis quelqu’un qui est très, très loin de lâcher, car j’adore ce club.

Un onze de départ modifié

On va se dire les choses car je leur ai dit aussi et que je n’ai rien à cacher : mais il y a quelques garçons qui ont fait un match amical. Je ne sais pas s’ils l’ont fait par mauvais esprit ou par pression, mais ils ont fait un match amical contre des joueurs d’Amiens qui ont fait un match avec une certaine pression. Je ne change pas mon analyse : on s’est fait enfoncer. Bien-sûr, on fait de bonnes phases de jeu, mais c’est l’histoire de marquer des buts. Sur les derniers matches, nous avons eu 17 occasions de buts. Cela veut dire qu’il manque une agressivité, une rage qu’il faut se mettre au quotidien.

Sur le groupe

On a pas trop de soucis. Thomas Vannoye et Mohamed Ouadah ont repris cette semaine mais ils ne sont pas dans un rythme de pouvoir postuler. Pour Jérémy Vachoux, cela suit bien son rythme, il a repris avec nous. Nous sommes toujours épargnés par le Covid-19 et nous sommes vigilants.

J’insiste par rapport à ceux qui apparaissent moins dans le groupe : personne n’est de côté. Cela ne reste que du sportif. A un moment, je ne me prive pas des bons joueurs. Aujourd’hui, le garçon qui est huitième dans la hiérarchie des milieux de terrain et qui n’est pas dans le groupe, il sera sur le banc quand il sera cinquième dans ce que je vois au quotidien à l’entraînement et quand il sera premier, il sera sur le terrain. Je ne pense pas qu’on se trompe dans la performance de ceux qu’on aligne. Là, ceux qui ont été défaillants, ce sont ceux qui étaient à Amiens.

Bien-sûr, il y aura des choix. Cela peut être des garçons de retour, qui n’étaient pas dans le groupe et qui le méritent ou des garçons qui sont sur le banc et qui débuteront. C’est aussi une manière de faire comprendre aux garçons qu’on est peut-être pas suffisamment content, pas que de leurs prestations mais dans le comportement, aussi. Il faut en piquer certains et donner la chance à d’autres.