Contre vents et marées

Publié le 8 janvier 2019
Présent à l'entraînement ce mardi matin, Ludovic Gamboa a pris le temps de revenir sur son parcours et ses objectifs avec l'USL Dunkerque.
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  • Ludovic, peux-tu commencer par te présenter ?

« Je m’appelle Ludo Gamboa, je suis né en 1986. j’ai fait toute ma formation à Niort où j’ai signé un contrat pro d’un an. Ensuite, je suis parti à Martigues six mois en National, avant de rejoindre Fontenay six mois. Ensuite, j’ai signé à Compiègne en CFA pendant un an. J’ai fait ma première saison pleine, sans blessure, ce qui m’a permis de signer à Reims qui venait de descendre en National. J’ai participé à la remontée en Ligue 2, j’ai joué une saison en Ligue 2 avant de partir pour deux saisons au Stade Lavallois. J’ai ensuite rejoint Angers pour un an avant de résilier mon contrat et de signer pour trois ans au Havre. Après ces trois saisons, je me suis retrouvé dans une situation compliquée, j’ai passé six mois sans jouer avant d’atterrir à Créteil fin janvier où j’ai terminé la saison. Malheureusement, on est descendus, donc rebelote, ça a été compliqué de retrouver un club et me voilà aujourd’hui à Dunkerque. »

  • On imagine que tu as hâte de retrouver la compétition après plus de six mois sans matchs officiels ?

« C’est sûr ! Même si j’ai vécu la même chose l’année dernière, on n’est jamais habitués à cela, surtout lorsqu’on se sent bien physiquement et qu’on est un vrai passionné. Ce n’est pas une situation facile, j’espère ne pas avoir à la revivre ! En tout cas, il est clair que j’ai hâte de rejouer et d’enchaîner ! »

  • Comment se sont passés les six derniers mois ?

« Cette saison, j’ai décidé de ne pas participer au stade UNFP. Je l’avais fait l’an dernier et je n’avais pas envie de le faire une deuxième fois de suite pour des raisons personnelles et sportives. Il y avait une usure mentale. Et puis sincèrement, après avoir joué six mois à Créteil, comme j’avais des touches, je pensais que ça allait se faire rapidement. Ça a finalement été plus compliqué que prévu pour pas mal de raisons. Du coup, j’ai fait la préparation de mon côté en prenant un préparateur physique. Ensuite, je me suis changé les idées chez mon pote Benoît Costil à Bordeaux tout en m’entretenant avec lui. Fin août, je suis retourné dans le 77, d’où je suis originaire et je me suis entraîné avec une petite équipe, l’US Avon, qui a trois séances par semaine. Ça m’a permis de toucher la balle, de vivre avec un groupe. Les autres jours, j’allais à la salle, je faisais des courses de 10 km le week-end, donc je me sens bien par rapport à ça. »

  • Tu estimes être à combien de pourcent de tes moyens ?

« Dans ma tête, je suis à 100%. Physiquement, je dirais un bon 70%, voire 80%. L’inconnu c’est le rythme. Physiquement, je suis à mon poids de forme, je me sens bien, je suis très content d’être ici, je suis pressé de jouer. Maintenant, il n’y a plus qu’à ! Mais je suis sûre que le rythme va revenir. »

 

« Je suis un battant, je ne lâche pas ! »

 

  • Tu es arrivé à Créteil dans le même genre de situation l’an dernier, c’est à dire dans un club à la lutte pour le maintien…

« La situation est quelque peu différente. Créteil avait encore le statut pro, possédait un plus gros effectif avec des joueurs aux CV intéressants. J’étais arrivé fin janvier là-bas pour jouer mon premier match début février. Ce qui est sûr, c’est que ça a été une faute professionnelle de la part du groupe de descendre avec le statut pro. Ça n’aurait pas dû arriver. »

  • Avec Dunkerque, ton objectif est d’aider à maintenir le club ?

« Oui, on me prend avec mes qualités et un état d’esprit. Je sais dans quel état d’esprit je viens. Je vais essayer de transpirer cela et d’imprégner les gens. J’ai connu ma première descente l’année dernière et je ne l’ai pas très bien vécu, donc on ne va pas se mentir, je n’ai aucune envie d’en vivre une deuxième ! »

  • Sur tes réseaux sociaux, tu te prénommes « Soldat Gamboa », c’est cet état d’esprit qu’il faut attendre de toi ?

« C’est le surnom que j’ai depuis un moment en effet ! C’est un peu ma mentalité. Je suis un battant, je ne lâche pas, que ce soit sur le terrain ou en dehors. »

  • Que connaissais-tu du club de Dunkerque jusqu’à la semaine dernière ?

« Pas grand chose au niveau installations et fonctionnement. Je connaissais le club, car j’avais joué contre Dunkerque lorsque j’étais à Compiègne en CFA. Jérémy (Huysman) était déjà là et c’est son père qui coachait. A l’époque, Dunkerque faisait partie des gros calibres de CFA. C’est le seul souvenir que j’ai, car je n’ai pas eu l’occasion de recroiser la route de l’USLD depuis. L’an dernier, j’ai joué toute la deuxième partie de saison et hasard du calendrier, le seul match que j’ai raté, c’était face à Dunkerque car j’étais suspendu. »

  • Tu comptes 170 match en Ligue 2, ce qui fait de toi le joueur le plus expérimenté du groupe, c’est cette expérience que tu vas tenter de partager avec le groupe ?

« Il faut assumer ce statut. A mon échelle, j’ai fait une petite carrière intéressante en Ligue 2, mais je ne peux pas arriver et dire « voilà, j’ai 170 matchs, ça va se faire tout seul ».  Je ne peux pas non plus fuir les responsabilités. Je ne me sens pas du tout donneur de leçons, mais j’aime aiguiller les gens, parler avec eux. Après, c’est plus l’état d’esprit, l’expérience, le professionnalisme que je vais ramener avec ma méthode de travail et j’espère que ça pourra être un exemple pour certains. »

  • Tu fêteras tes 33 ans dans quelques jours, pour autant te sens-tu encore au sommet de ta forme ?

« Je ne sais pas si c’est de la chance ou si c’est naturel, mais tout va bien physiquement. Je travaille beaucoup pour cela, je ne me suis jamais fixé de limite d’âge pour jouer. Je vais certes avoir 33 ans, mais ça fait un moment que je suis resté bloqué à 27-28 ans. L’âge, ce n’est que des chiffres. Je pense qu’en France, on a un petit problème de mentalité avec ça. De mon côté en tout cas, l’âge ne me fait ni chaud ni froid. »

  • Tu as choisi le numéro 17, pourquoi ?

« Le onze était pris par Bilel. J’ai déjà porté le 17 à Martigues, à Reims. C’est soit le 11, soit le 17 ! »