Contre vents et marées

Publié le 17 août 2018
Retrouvez les réactions des coachs et joueurs à l'issue du match USLD - Le Mans.
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Richard Déziré, coach du Mans : « La victoire est heureuse parce qu’il y aurait pu y avoir 3-1, voire 4-1 pour Dunkerque au bout d’une demi-heure. On a la première grosse occasion à 0-0 et à l’instar de nos deux premiers matchs, on subit. Sur l’ensemble du match, ce n’est pas scandaleux car on a eu la maîtrise sur la deuxième période. On est revenus très rapidement au score au retour des vestiaires. Dunkerque peut s’en vouloir de ne pas avoir breaké et de ne pas avoir fait plus la différence parce qu’ils ont eu des occasions grandeur nature. Mais dans ce championnat, on a aussi une faculté à exister. On est double promus et les deux tiers de mon effectif découvre le National. Sur ce match, je trouve qu’on a existé, qu’on a bien utilisé le ballon. En revanche, on est trop friable sur la transition. Dunkerque a appuyé là où ça faisait mal. On a été aux abonnés absents pendant 35 minutes et ça aurait dû nous être fatal, mais on a de la moelle et du caractère. C’est la quatrième fois qu’on revient au score, cette fois on a eu la bonne idée de passer devant et je pense que dans le dernier quart d’heure, on était plus proche du 1-2 que du 2-1. La sanction est presque logiquement tombée par rapport à la dynamique du match. J’avais vu les deux premiers matchs de Dunkerque, les défaites n’étaient pas forcément méritées, mais c’est un championnat où il faut être efficaces. Je ne me fais pas de soucis pour eux. Ils ont de bons joueurs, une bonne équipe. »

Alex Maraval, gardien de l’USL Dunkerque : « A l’image des deux matchs précédents, dans un championnat comme celui-là, quand on a autant de situations pour mettre le 2-0, voire le 3-0 à la mi-temps et qu’on ne le fait pas, on se fait punir. C’est dur, mais c’est comme ça. On avait un plan de jeu qui était d’aller les chercher haut pendant quinze minutes. On ne peut pas presser haut et aller chercher constamment l’adversaire pendant toute une mi-temps, donc le but c’est de marquer rapidement et c’est ce qu’on a fait. Après, il fallait rester dans un bloc médian, compact et les empêcher de jouer à l’intérieur. Malgré tout, ils arrivent à se procurer une occasion en fin de mi-temps. On rentre à la pause à 1-0 alors qu’on aurait dû rentrer à 2 ou 3-0. Ensuite, on entame très mal la deuxième période puisqu’on prend un but sur un coup de pied arrêté. Le joueur se retrouve seul. Est-ce qu’il y a main ou pas, je ne sais pas, mais on ne peut pas se permettre de laisser un mec seul aux 5,50m. Aujourd’hui la seule chose à faire c’est de travailler, de remettre les têtes à l’endroit et de gagner rapidement ces premiers points. Tout le monde est unanime pour dire qu’il y a des qualités dans cette équipe, mais au final on ne prend aucun point en trois matchs. C’est ça la réalité. On ne peut pas se permettre de continuer comme ça. Si le coach du Mans dit qu’il n’est pas inquiet pour nous, ça devient dangereux de ne pas prendre de points. Il n’y a qu’une chose à faire, c’est gagner. »

Benjamin Rytlewski, coach de Dunkerque : « Je pense qu’on perd le match en première mi-temps. Je vais me répéter, mais on est tombés sur une belle équipe du Mans. On a réussi à les contrecarrer comme on l’avait prévu sur des transitions rapides. On a trois ou quatre situations franches, mais on ne valide pas. On n’avait pas encore pris de but sur coup de pied arrêté, c’est fait. Après, on est attentistes derrière et on manque d’agressivité sur le deuxième but. Il va falloir trouver les leviers pour faire tourner ça dans notre sens. Malheureusement, dans le football, il n’y en a pas 3000, donc il va falloir trouver des solutions. On a voulu garder le score un peu trop rapidement, on a reculé, l’adversaire a pris confiance et voilà. On a zéro point au bout de trois journées. Il faudrait regarder les classements des années précédentes, mais c’est rarement arrivé je pense. Avec des si… Aujourd’hui, on n’est pas efficaces, donc on est punis. On va revoir le match en vidéo et on en tirera les enseignements. En trois matchs, on a eu plus d’occasions que sur les douze derniers matchs de la saison dernière. Alors peut-être faut-il arrêter de se créer des occasions et défendre pendant 90 minutes ! A chaud, je n’ai pas assez de recul pour analyser cette défaite. On a lancé d’autres joueurs, on a essayé de presser plus haut, mais ça ne tourne pas dans notre sens, donc c’est qu’il doit y avoir un manque quelque part. On a l’habitude de dire qu’on fait un bilan après les cinq premiers matchs, il ne nous en reste que deux et on a zéro point, donc c’est compliqué. Dire qu’il y a du contenu oui, mais à l’arrivée, on n’a pas le résultat à la clé. C’est frustrant. »