Publié le 1 décembre 2021
Durant la traditionnelle conférence de presse d'avant-match, Romain Revelli et Emeric Dudouit ont abordé la rencontre à venir face à l'Amiens SC (17ème journée de Ligue 2 BKT).
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Romain Revelli, entraîneur de l’USL Dunkerque

Garder le rythme

« La semaine dernière, on a fait une opposition entre nous, sur le terrain honneur, avec des joueurs de la réserve et c’était une bonne opposition. On s’est aussi entraînés samedi et on a fait de grosses séances. Il y avait un match prévu* mais il a été remplacé par un match « d’entraînement ». Je vous avoue que, quand on perd, comme contre Ajaccio, on a hâte de revenir et de rejouer. Je préfère enchaîner. Dans ces périodes, il y a quand même des joueurs à gérer physiquement, même si vous n’êtes pas contents de l’équipe et que vous voulez profiter de ces quinze jours pour faire beaucoup de choses. Même si les matches ont été perdus, des joueurs les ont joués. Nous, on ne peut pas se permettre, quand on vient de perdre trois matches sur le score de 1 – 0 de dire : « Allez les gars, on prend quelques jours de repos ». C’est aussi ça le rôle de l’entraîneur. »

*L’USL Dunkerque devait affronter l’US Boulogne Côte-d’Opale, mais le club boulonnais a finalement dû annuler la rencontre.

Être fidèle à nos principes

« Le match, contre Ajaccio, a été bon. Aujourd’hui, le premier axe, c’est de tenir tout le monde concerné car nous avons un groupe conséquent qui amène des frustrations, notamment avec des joueurs qui sont « hors groupe » et qui jouent moins. Et ça, on sait que ce sera la clé. Cela passe par beaucoup de management. Il faut, dans un second temps, aider l’équipe à marquer des buts. Il faut manager ce groupe et surtout marquer. Cela ne passe pas forcément par du changement, mais par être encore plus précis sur les coups de pieds arrêtés, parce qu’on en marque pas assez. Il faut être plus précis avec nos attaquants, parce que nous n’en n’avons pas dix mille par match. Il faut les aider parce qu’ils font de bons matches. C’est comme ça, maintenant, que je le vois, plutôt que de tout changer, comme les systèmes. Il faut aussi garder nos principes : jouer vers l’avant, faire beaucoup de courses et, ce qu’on a bien fait contre Ajaccio, c’est-à-dire défendre en avançant. »

Amiens, un gros match à jouer

« Amiens, c’est une équipe qui, sans ses trois défaites du début de saison, serait dixième du classement. Elle reste, avec la Coupe de France et le championnat, sur trois victoires et trois matches nuls, et elle reçoit Dunkerque et Grenoble derrière. C’est encore un gros match qui va se présenter à nous et c’est ce qui est intéressant dans ce championnat. Il faut préparer les joueurs mentalement. »

Le point sur l’infirmerie

« Thomas Vannoye n’a plus figuré dans le groupe car, après un match en réserve, il avait déclaré une petite douleur au pubis, qui n’était pas trop grave. Au final, il n’a repris que cette semaine et il a recouru. Manuel Semedo, opéré des croisés, est en phase de réathlétisation. Jérémy Vachoux est dans la dernière phase. Il va monter physiquement. C’était une grosse déchirure donc il n’y aura aucune prise de risque. Il est déjà en spécifique gardien, ce qui est déjà très positif. Enfin, Mohamed Ouadah avait eu un petit souci musculaire la veille du match face à Ajaccio. Cela ne passera pas pour Amiens, mais je pense que nous l’aurons dans le groupe la semaine prochaine. Désiré Segbe et Driss Trichard, après Ajaccio, ont été embêtés ces derniers quinze jours et ils sont incertains. »

Emeric Dudouit, milieu de terrain de l’USL Dunkerque

Faim de compétition

« Après une défaite, même si c’est qu’un week-end, ça fait quand même long. On est impatients de rebondir à Amiens dès vendredi. On est frustrés car quand on finit les matches, on sait ce qui nous manque. Le plus dur, c’est de la mettre au fond, et il ne nous manque vraiment pas grand chose pour faire basculer les choses en notre faveur. Au final, on revient dans le vestiaire, avec zéro point et on est frustrés, même énervés. Dans le jeu, je pense qu’on fait jeu égal depuis le début de saison. Maintenant, la réalité, c’est qu’on est dix-septièmes et on sait qu’il ne manque pas grand chose pour évoluer dans ce championnat. »

Tous ensemble dans la même direction

« Il y a peut-être un peu plus de concurrence cette saison par rapport à la saison dernière. Maintenant, on l’accepte. Nous vivons très bien ensemble et on a un projet commun. Le plus important, que je sois titulaire ou remplaçant, ou que ce soit mon « pote » qui joue, c’est qu’il faut qu’on soit performants et qu’on gagne des matches. »

Match après match

« Amiens, vu l’effectif qu’ils ont, c’est une très belle équipe. On ne regarde pas juste le classement en se disant : « ils sont dix-neuvièmes, on va gagner ». Non, on sait que ça va être très costaud, donc c’est clair que gagner nous donnerait une petite bouffée d’air, mais en même temps on sait que derrière, ça se joue à très peu de choses. »