Publié le 17 mai 2021
Le président de la SASSP Jean-Pierre Scouarnec a dressé un premier bilan de la saison 2021-2022 et fait le point sur les chantiers en cours.
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  • Jean-Pierre, 48 heures après la fin de saison, quel bilan faites-vous de cet exercice 2020-2021 ?

« Sur le plan sportif, le bilan est intéressant, même s’il a fallu attendre la dernière journée pour valider le maintien. L’objectif principal était de se maintenir et de ne jamais figurer parmi les trois derniers et on l’a fait. Des esprits chagrins pourraient dire que l’on a été dix-huitièmes, mais on l’a été avec un match de retard uniquement. Le contrat est donc rempli puisque nous évoluerons de nouveau en Ligue 2 la saison prochaine et que l’on pourra, enfin, offrir la Ligue 2 aux Dunkerquois. »

  • Sur le plan sportif toujours, est-ce que tu as des déceptions ?

« Non, il n’y a pas de déception, si ce n’est éventuellement des séries négatives qui ont duré un peu trop longtemps, mais quelque part, il y avait aussi deux championnats dans la division. On faisait partie du second championnat, on n’était pas les mieux armés, donc il y a de quoi être satisfaits puisque nous avions budgétisé la dix-septième place. »

  • Ce bilan est d’autant plus satisfaisant au vu des vents contraires traversés tout au long de la saison ?

« Lorsqu’on est montés cet été, on s’est dit que c’était la meilleure saison pour accéder à la Ligue 2. D’abord car nous avons réussi à faire plus de fonds propres que les années précédentes grâce à l’arrêt des compétitions. Ensuite, avec l’arrivée de Médiapro et une augmentation conséquente des droits télé et puis avec l’arrivée d’un investisseur avec qui je discutais et qui était sur le point d’arriver. Et puis le Covid a tout bouleversé avec l’absence de public notamment. En pourcentage, on est passés de 8% à 25% de victoires à l’extérieur avec l’absence de supporters. Pour un club qui dispose d’une équipe moins armée sur le papier, ce qui est normal par rapport au budget, cela devient délicat. Après cela, il y a eu le fiasco Mediapro qui a fait qu’on ne savait pas à quelle sauce nous allions être mangés. Toutes ces incertitudes ont conduit l’investisseur à faire machine arrière, car il ne souhaitait pas jeter de l’argent par les fenêtres. Les choses se sont donc compliquées c’est vrai. Il y a eu la DNCG au mois de décembre, puis l’appel qui n’a pas été reçu pour une petite journée… La perte des droits télé a été réglée il y a quelques semaines avec l’aide de la Communauté Urbaine de Dunkerque et de son président que l’on ne remerciera jamais assez, mais il est vrai que nous avons vite déchanté par rapport à nos ambitions initiales. Malgré tout cela, on a réussi à se maintenir ! »

  • Certains esprits chafouins disent que le maintien est assuré sportivement uniquement, qu’en est-il de la DNCG ?

« Les atterrissages sont envoyés à la DNCG ou en passe de l’être, le passage se fera au mois de juillet, mais il n’y a aucun crainte puisque comme je le dis depuis le début de la saison, l’argent qui était prévu par l’investisseur n’a jamais été dépensé. A partir de ce moment-là, notre objectif d’arriver à un résultat positif d’environ 150 000 euros sera respecté. N’en déplaise aux esprits chagrins de La Voix du Nord, nous n’avons jamais eu de problèmes avec la DNCG, hormis la problématique de l’investisseur. Je préfère donc ne plus lire les âneries dans les pages sportives de ce journal. »

  • Concernant la faillite Mediapro et les droits télé, a-t-on de la visibilité sur les saisons à venir ?

« Aujourd’hui, nous sommes incapables de faire un budget, car nous n’avons aucune information de la LFP sur les droits télé de la saison prochaine. On attend impatiemment que les discussions avec Canal + aboutissent et on espère qu’elles aboutiront d’une manière sympathique, même si l’espérance ne fait pas la réalité. »

  • Comment as-tu vécu l’absence de public dans les stades ?

« C’est pénalisant pour le club comme je l’ai expliqué plus tôt d’une manière purement sportive parce que le public a une importance capitale. Mais c’est surtout d’une tristesse absolue de voir un stade vide, sans supporters pour soutenir ou aider leur équipe, que ce soit chez nous ou dans les autres clubs. Je pense que l’on est tous tristes de l’absence de nos supporters, même si ces derniers nous ont témoigné beaucoup d’affection avant les derniers matchs, un soutien qui nous a certainement aidé à aller de l’avant. »

  • Quelles seront les ambitions de l’USL Dunkerque la saison prochaine ?

« On ne va pas être plus royalistes que le roi et on dira que l’objectif est de rester en  Ligue 2. Suivant le budget que l’on arrivera à monter, il faudra être un peu plus ambitieux pour ne pas avoir à attendre la dernière journée pour se maintenir. On se doit de monter en gamme au fur et à mesure du temps, hormis catastrophe industrielle, ce qui peut arriver quand on voit Châteauroux, Guingamp, Niort, Caen ou encore Chambly qui est un club que j’apprécie particulièrement. On fera en tout cas en sorte d’éviter que cela nous arrive et de grimper progressivement dans les classements de Ligue 2 pour avoir une place correcte. Maintenant, il faut rester réalistes et l’idée ne sera pas d’en découdre avec les gros calibres pour monter en Ligue 1. Ce n’est pas l’idée que l’on se fait du football à Dunkerque. L’idée est de continuer à progresser même si l’on sait que la deuxième année est souvent difficile en Ligue 2. On va essayer d’éviter cet écueil, d’abord en jouant le maintien, mais aussi en essayant de progresser. »

  • Peut-on espérer voir un investisseur arriver à Dunkerque ?

« Il y a des liens avec des personnes qui veulent investir dans le club de Dunkerque. On en parlera en temps utiles, mais pour  l’instant, on n’en parle plus puisqu’on nous a reproché de le faire. On communiquera lorsque tout cela sera d’actualité. »

  • De manière plus globale, le club continue de se construire avec le travail sur le centre de formation et le centre d’entraînement ?

« C’est effectivement le travail qui a été confié à Jocelyn Blanchard. Il avance et est grandement facilité par la Communauté Urbaine de Dunkerque et Patrice Vergriete. On a déjà un premier terrain d’entrainement à Coudekerque et on remercie David Bailleul de nous avoir accompagnés dans cette démarche. Ce n’est que la première étape. Il y aura ensuite un vrai centre d’entraînement qui verra le jour, ainsi qu’un centre de formation. Cela va de pair avec l’évolution du club et le fait que le club doit grandir sportivement. »

  • On a pu lire ça et là que Fabien Mercadal ne serait plus l’entraîneur de l’USLD la saison prochaine, qu’en est-il ?

« A ce jour, Fabien Mercadal est sous contrat avec le club. »

  • Faut-il s’attendre à un grand remaniement de l’effectif à l’intersaison ?

« Comme lors de chaque intersaison, certaines têtes vont disparaitre et des nouvelles arriveront. Cela fait partie du monde du football. Des joueurs nous quitteront et d’autres vont arriver. C’est le sport. Mais je laisse ce domaine au staff sportif. On essaiera en tout cas de bâtir la meilleure équipe possible pour essayer de grandir dans ce championnat. »

  • Les travaux se poursuivent au stade Tribut, en savez-vous plus quant à l’accueil prochain du public dans les stades ?

« On espère vivement pouvoir inaugurer et utiliser la totalité du stade à partir du début de l’année 2022. On verra à quelle jauge, car encore une fois, le Covid, ne nous permet pas de savoir à quelle sauce on va être mangés. Nous communiquerons auprès de nos supporters dès que nous aurons plus de visibilité. S’il y a des jauges, il n’y aura pas d’abonnement dans un premier temps, mais nous communiquerons rapidement auprès des supporters et nos groupes de supporters puisque tout va aller très vite avec une reprise de l’entraînement prévue mi-juin. »

Merci à tous les partenaires, supporters, licencié(e)s et tous le sympathisants de l’USL Dunkerque pour leur soutien indéfectible lors de cette saison 202-2021.