Contre vents et marées

Publié le 27 juillet 2018
Il a officiellement raccroché les crampons face à Cholet en fin de saison dernière. Depuis, Jean-Philippe Belet se consacre à 100% à son rôle de commercial pour l'USLD. Une reconversion naturelle !
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Jean-Philippe, voilà bientôt trois mois que tu as décidé de mettre un terme à ta carrière, comment te sens-tu ?

« Je ne dirai pas que me sens soulagé, mais en tout cas, je ne ressens pas de manque puisque dans les coulisses, il y a beaucoup de travail pour préparer la nouvelle saison. Du coup, je n’ai pas le temps d’aller voir l’équipe, donc je n’ai pas vraiment de manque à part peut-être les instants dans le vestiaire. J’essaie de faire du sport à droite et à gauche. Je cours, je vais à la pêche, je m’initie au padel et je passe du temps en famille. Bref, je me sens bien. »

Pourquoi avoir décidé de te retirer des terrains alors que tu avais eu du temps de jeu en fin de saison dernière ?

« A un moment donné, cumuler le job de commercial et de joueur sans oublier une vie de famille bien remplie, ça commençait à être compliqué pour moi. Etant donné qu’aujourd’hui, on a une formation performante au club, c’était aussi l’idée de laisser la place aux jeunes. Et voilà, je sentais lors de ce dernier match face à Cholet avec le maintien en poche que c’était le bon moment pour arrêter. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais sur le terrain, je me suis dit : c’est bon j’arrête. »

Est-ce que tu as l’intention de continuer le foot ?

« Pour le moment, je fais une pause. Je n’ai pas le temps en ce moment pour m’investir dans un autre projet. A l’USLD, on est en plein développement pour faire évoluer le club. Je préfère être performant dans ce domaine, surtout que l’avant-saison est chargée. Une fois que tout ça sera en place, pourquoi pas me réengager dans un autre projet sportif, mais en loisirs ! Mais dans ma tête à l’heure actuelle, j’ai vraiment envie de faire une pause. »

« La reconversion idéale »

Comment as-tu été amené à devenir commercial de l’USLD ?

« Ça fait maintenant quasiment un an et demi que ça a commencé. J’avais rencontré les dirigeants. A l’époque, ils cherchaient un commercial de Dunkerque avec une connaissance du football. Moi, à côté du foot, il faut savoir que j’avais travaillé quatre ans dans l’immobilier en tant qu’auto-entrepreneur. On a échangé sur ce projet et j’ai saisi l’opportunité. Aujourd’hui, je m’éclate vraiment dans ce que je fais. »

C’est une reconversion rêvée pour quelqu’un qui a toujours joué à Dunkerque ou presque ?

« Pour moi, c’est la reconversion idéale puisqu’ici on parle vraiment de projet, on voit que le club évolue. On a une nouvelle pelouse, un nouveau stade qui va arriver. On a vraiment cette ambition de faire monter ce club en Ligue 2. Ce qui est marrant c’est que lorsque je suis revenu à l’USLD il y a neuf et que le club était en CFA 2, le projet était de faire monter le club. Aujourd’hui, je participe à ce nouveau challenge dans les coulisses. Du coup, je soutiens ce projet depuis une dizaine d’années et toujours dans le but de faire grandir le club. »

Au quotidien, en quoi consiste le rôle de commercial à l’USLD ?

« Concrètement, c’est de la prospection au niveau des entreprises, la recherche de partenaires, le développement de nouveaux produits de partenariat. C’est aussi anticiper l’arrivée de ce nouveau stade avec des nouveaux produits à proposer aux partenaires avec les loges, le salon VIP… Nous avons aussi un Club Entreprises qui s’étoffe depuis plus d’un an. L’objectif est avec nos dirigeants de proposer des activités variées au sein de ce club afin que nos partenaires puissent faire du business dans un cadre convivial et familial tout en partageant leur passion. Globalement, il s’agit de développer l’aspect commercial du club. »

Est-ce difficile de convaincre les entreprises de soutenir l’USL Dunkerque ?

« C’est toujours difficile d’attirer des entreprises étant donné qu’on a cette chance à Dunkerque d’avoir plusieurs sports au plus haut niveau. L’avantage du football, c’est que c’est un sport vraiment populaire. On le voit lorsqu’il y a de grandes affiches au stade Tribut ou même au niveau national comme on a pu le voir avec la Coupe du Monde. Il y a un véritable engouement pour le football. C’est vrai que là-dessus, le football parle quasiment à tout le monde. On a un vivier de footeux sur le bassin dunkerquois. C’est un avantage pour moi qui ait été joueur à Dunkerque d’essayer de vendre le projet aux acteurs de l’économie locale. »