U19 Nationaux : un maintien arraché, une génération qui se révèle

U19 Nationaux : un maintien arraché, une génération qui se révèle

Publié le 27 mai 2026
L'USL Dunkerque avance. Et cette équipe en est une belle preuve.
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Il y a des saisons qui forgent. Pas les plus faciles, pas les plus lisses, les autres. Celles où tout s’accumule dès le départ, où il faut construire en marchant, tenir quand rien ne va, et trouver le déclic avant qu’il soit trop tard. La saison 2025-2026 des U19 Nationaux de l’USL Dunkerque est de celles-là.

Évoluer en U19 National sans centre de formation agréé (ou du moins pas encore), c’est déjà un défi en soi. Le relever avec 70 % d’un effectif à recomposer, c’est autre chose. La cellule de recrutement a abattu un travail considérable pour bâtir un effectif compétitif, 18 joueurs nés en 2007, 10 nés en 2008. Et ça, ça ne se fait pas en un claquement de doigts. Jonas Vanschamelhout, le coach, revient sur cette saison.

Cinq défaites pour commencer. Et après ?

Les cinq premiers matchs ont été perdus. Dans un championnat qui ne pardonne rien, le retard accumulé était réel, la pression aussi. Mais plutôt que de tout remettre en question, le staff a fait le choix de la construction. Créer un collectif, l’éduquer, le développer, lui donner les outils pour exister dans ce championnat.

Le déclic est venu le 28 septembre 2025, au Havre. Une victoire 5-1, nette, claire, qui a dit quelque chose d’important à ce groupe : vous en êtes capables. Les ingrédients étaient là; mentalité, intensité, verticalité. Il fallait juste les réunir au bon moment.

Rester en vie, puis prendre le dessus

Trois victoires consécutives avant la trêve hivernale ont changé la physionomie de la saison. Pas encore le maintien, mais la conviction que l’objectif était à portée. Et cette conviction-là, elle ne les a plus quittés. En 2026, l’équipe est devenue solide défensivement, tranchante offensivement, capable d’aller prendre des points dans des centres de formation réputés à Caen, Amiens, Valenciennes. Dans un championnat à cinq en bas de tableau, les Maritimes ont su rester dominants dans les confrontations directes, là où tout se joue vraiment. Le maintien a été arraché. Difficile, mais mérité. Et il porte une signification particulière pour le club, dans la perspective de l’ouverture d’un centre de formation.

Le staff, dans l’ombre et dans la lumière

Derrière cette saison, il y a des hommes qui ont bossé dans l’ombre. Nicolas Wacrenier, Igor Disasi, Denice Lebouc et Yanis Sada ont construit le projet technico-tactique qui a permis de tenir tête à des équipes d’élite. Leur travail sur la préparation physique a été remarquable — un nombre de blessés extrêmement faible, un taux de disponibilité élevé tout au long de la saison. Et André Boulogne, dirigeant fidèle et garant des valeurs du club, a assuré l’essentiel en coulisses, comme toujours. L’équipe a progressé. Les joueurs se sont développés. C’est en grande partie grâce à eux.

Les chiffres qui racontent la saison

Elrich Succès a été de tous les combats : 26 matchs sur 26 disputés, 25 titularisations, capitaine lors des rencontres décisives pour le maintien. 11 fois élu meilleur joueur par l’entraîneur adverse.

Zaid Seha, venu en renfort depuis le groupe professionnel, a apporté exactement ce dont l’équipe avait besoin au bon moment. 4 apparitions, 2 victoires, 2 nuls, 2 buts et 3 passes décisives. Un apport déterminant.

Mattys Bertrand, né en 2008 et donc joueur de première année dans cette catégorie, termine meilleur buteur de l’équipe avec 8 buts. À son âge, dans ce championnat, c’est remarquable.

À cela s’ajoute la 4e place au classement des équipes à l’extérieur, un indicateur fort de la solidité et du caractère de ce groupe loin de ses bases. Et 8 joueurs U18, plus un U17, ont participé au championnat tout en atteignant les 16es de finale de la Coupe Gambardella avec le groupe dédié. Une génération qui se développe sur tous les fronts.

Plus qu’un maintien, cette saison restera comme celle d’une génération qui a appris à se battre. Qui a découvert ce que coûte vraiment la compétition à haut niveau, et qui en est ressortie plus forte.