Contre vents et marées

Publié le 19 juin 2018
Arrivé cet été en provenance du Paris FC avec qui il a connu la montée, Baboye Traore s'est prêté à l'interview "Première fois" !
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  • La première fois que tu as tapé dans un ballon :

« C’était au Paris FC, je devais avoir cinq ans à peine. Je n’avais pas l’âge pour jouer, mais vu mon gabarit, ils m’avaient laissé commencer avec un an d’avance. Finalement, j’ai passé 22 ans au club, donc vingt années consécutives ! Je suis quelqu’un de fidèle ! »

  • Le premier coach qui t’a marqué :

« C’est un coach que j’ai eu en poussins, vers l’âge de 8 ou 9 ans. Il nous apprenait à ne pas avoir peur du ballon, notamment sur les têtes ! Il nous a appris à serrer les dents et à crier sur chaque tête. Il s’appelle Larsen. C’est lui qui nous a appris les ficelles du football et les valeurs qui vont avec. Pour ne pas faire de jaloux, je dois aussi parler de Christopher. C’est lui qui m’a permis de passer du foot amateur au foot professionnel. Je me souviens qu’avec les moins de 18 ans, j’étais blessé et il a voulu que je sois dans le groupe lors d’un match à Arras. Du coup, il m’a mis deuxième gardien. C’est lui qui m’a fait passer de l’amateurisme au professionnalisme et je suis resté très proche de lui puisque c’est encore mon préparateur physique aujourd’hui ! »

  • Ton premier but :

« Je m’en souviens bien puisque j’avais pris un carton rouge juste après… C’était sur un centre que j’avais repris lors d’un match contre Orléans je crois. Il me semble que c’était le but de l’égalisation. Je n’avais pas trop d’expérience à l’époque et il y avait eu pas mal de provocations de la part d’Orléans après une faute et j’avais pris un carton rouge puis j’avais été suspendu. Mais bon, finalement, on avait gagné 2-1 ! »

  • Ton premier match en pro :

« C’était un derby contre le Red Star, un samedi soir sur BeIn Sport. Devant tout le monde quoi. Heureusement, j’aime les matchs avec de grosses ambiances, dans des gros stades avec du monde ! Ça me pousse ! Je préfère les jouer plutôt que de les subir. J’avais fait un bon match à l’époque, mais je n’avais pas pu le finir, car j’avais des crampes ! J’avais Naïm Sliti en face de moi à l’époque. Aujourd’hui, il est à la Coupe du Monde ! Je me souviens que j’étais sorti avant la fin et qu’on avait pris un but peu de temps après. »

  • Tes premiers frissons liés au foot : 

« Je dirais la montée avec le Paris FC en 2013-2014… C’était une année riche en émotions, longue et fatigante, mais ça valait le coup de vivre cela ! »

  • Ton premier poster de footballeur :

« C’était celui de Patrick Vieira à l’époque. J’aimais bien Abou Diaby aussi et j’étais fan du club d’Arsenal. J’étais super impressionné par leurs longs segments ! »

  • Ta première qualité en tant que joueur :

« De ne jamais rien lâcher. Je suis un joueur assez costaud physiquement, j’ai la grinta, je ne lâche jamais le morceau. »

  • Et ta première qualité en dehors ?

« La générosité. Comme sur un terrain en fait ! Je préfère donner avant de penser à moi. »

  • Le premier mot auquel tu penses lorsqu’on parle de Dunkerque ou de l’USLD ?

« La grinta justement. C’est ce qui m’a toujours frappé lors de nos matchs contre Dunkerque ! Je savais avant chaque match que ce serait un défi physique ! »

  • Tes premières larmes dans le football :

« J’étais jeune à l’époque. Maintenant, je ne pleure plus pour du foot ! Ça devait être en finale d’un gros tournoi en Vendée. On avait perdu. Je déteste tellement perdre que lorsqu’on ne gagnait pas une finale, je pleurais… A l’époque, il y avait Mamadou Sakho et deux ou trois autres bons joueurs qui n’ont pas percé dans l’équipe et je me souviens avoir pleuré… »

  • Ton premier pote dans le foot :

« Karl Toko Ekambi sans hésiter. Il vient de signer à Villareal, je suis super content pour lui. Je sous tous les jours en contact avec lui! »

  • La première raison pour laquelle tu as signé à Dunkerque ?

« C’est un projet qui me correspond complètement. C’est un club dont les valeurs se rapprochent de celles du Paris FC. Ce sont ces valeurs qui ont permis au Paris FC de monter, grâce à un groupe soudé où tout le monde tire dans le même sens. »

Photo © Made in Foot