Contre vents et marées

Publié le 2 août 2018
A 24 ans, Kevin Nzuzi Mata a déjà pas mal bourlingué dans sa carrière. A Dunkerque, il a trouvé un cadre de travail qu'il apprécie et espère signer une belle saison avec les "Bleu et blanc" !
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Kevin, pour commencer, peux-tu te présenter ?

« Je m’appelle Kevin Mayingila Nzuzi Mata, j’ai 24 ans et je suis né à Paris. J’ai commencé le foot à Stains, la ville où j’habitais. Après, quand j’ai su que je voulais en faire mon métier, je m’en suis donné les moyens et j’ai intégré le centre de formation de Valenciennes. Après, j’ai pas mal voyagé, j’ai d’abord atterri à Niort où j’ai signé mon premier contrat pro et où j’ai joué quelques matchs en Ligue 2. Ensuite j’ai joué à Chambly, au Paris Saint-Germain et à l’ACC Boulogne Billancourt en National 2 la saison dernière. »

Tu n’as que 24 ans, mais déjà pas mal de clubs à ton actif !

« C’est vrai que j’ai pas mal bougé. A Niort, c’était mon premier contrat pro, mon rêve qui se réalisait. J’ai joué quelques matchs en Ligue 2, mais je n’avais pas trop de temps de jeu et il fallait que j’en trouve en National. A Chambly, la saison avait bien commencé, mais par la suite, ça c’était moins bien passé. Je me suis retrouvé à signer au PSG en tant que professionnel. C’était vraiment incroyable, clairement le top de ce que j’ai connu. J’ai fait une saison un peu mitigée en termes de stats et je me suis relancé en CFA l’année dernière avec Boulogne Billancourt où j’ai inscrit sept buts. Et me voilà aujourd’hui à Dunkerque. »

Parles-nous de ton aventure au PSG ?

« C’est au-dessus de ce tout ce que j’ai connu. C’est vraiment important pour moi d’avoir été pro là-bas, car ça m’a permis de côtoyer des grands joueurs et de voir l’état d’esprit qu’il faut avoir pour essayer d’aller au plus haut niveau. C’était incroyable de voir toutes ces stars. J’étais joueur de la réserve, mais souvent, j’étais amené à monter avec les pros, surtout en période estivale. J’avais la chance de m’entraîner avec l’équipe première et de côtoyer les joueurs assez souvent.

Tu en gardé de bons contacts ?

« Oui, je m’entends bien avec Hatem Ben Arfa, avec Thiago Motta également qui est coach des U19 désormais. Après, j’ai Presnel Kipembe est un ami d’enfance et d’autres encore avec qui je suis régulièrement en contact. »

Les infrastructures sont légèrement différentes à Dunkerque et au PSG…

« Certes les infrastructures sont différentes, mais ça me plaît ! C’est un bon cadre de travail, c’est un club familial. Je suis très content d’être ici pour débuter la saison ! »

Quels sont tes objectifs avec l’USL Dunkerque ?

« L’objectif collectif, c’est de faire une bonne saison et de finir dans les dix premiers et pourquoi pas jouer une éventuelle montée ! On ne sait jamais ! De mon côté, le but c’est de m’imposer comme titulaire dans cette équipe. Après, je sais que ce ne sera pas facile et qu’il va falloir travailler. »

Que penses-tu pouvoir apporter à cette équipe de Dunkerque ?

« Je pense que je peux apporter de la profondeur dans le jeu. Je suis aussi un joueur qui aime provoquer, centrer. je peux jouer à tous les postes de l’attaque, ce qui permet d’avoir une certaine polyvalence devant. Après, j’espère apporter un plus comme tout joueur, surtout dans les zones offensives où on doit faire mal ! »

Tu as un modèle d’attaquant ?

« Oui, je dirai Cristiano Ronaldo. J’aimais bien Neymar aussi, mais un peu moins après cette Coupe du Monde ! CR7 c’est le top, même en termes de mentalité, de façon de travailler. J’essaie de m’inspirer de lui. »

La saison reprend dans deux jours, dans quel état de forme es-tu ?

« Physiquement, je suis bien parce que j’ai commencé ma préparation depuis le 29 juin. Après, c’est vrai qu’il faut trouver des automatismes avec les coéquipiers puisque je viens d’arriver, mais je m’adapte vite. »

Tu es arrivé sous le soleil dunkerquois, comment occupes-tu tes journées lorsque tu ne joues pas au foot ?

« Pour l’instant, je passe pas mal de temps avec Valentin Voisin qui est arrivé à peu près au même moment que moi. On se promène dans le centre-ville, à la plage. C’est super. Comme je l’ai dit, c’est un bon cadre de travail, une belle ville, je suis content d’être ici aujourd’hui. »