Publié le 6 avril 2017
Etat d'esprit, avenir, présidence... Jean-Pierre Scouarnec fait le point avant la réception de Châteauroux, samedi.
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Jean-Pierre, nous sommes à sept matchs de la fin du championnat, l’USLD est deuxième, qu’est-ce que cela vous inspire ?

« C’est excellent. La fin du championnat va être palpitante, les joueurs sont dedans à 120%. Le match nul à Chambly peut sembler gênant pour les supporters. Quelque part, il est très frustrant par rapport à son dénouement, mais il est tout de même très positif par rapport aux résultats et nous avons maintenant un ascendant sur Chambly au goal-average particulier. Aller chercher un point là-bas, peu d’équipes vont le faire. »

Quatre des sept prochains matchs se disputeront à Tribut, c’est positif ?

« C’est un avantage non négligeable en effet surtout avec le public de plus en plus nombreux qui vient à Tribut. Toutefois, il me semble que le match à Quevilly sera quasiment une finale et nous avons une revanche à prendre sur cette belle équipe. »

A sept matchs de la fin, quel est votre discours auprès des joueurs et du staff ?

« Le discours est le même depuis le début de la saison. Si on veut y aller, on y va. On y va ensemble et pas chacun de notre côté. On travaille ensemble depuis le début de la saison. Il y a pu y avoir des recadrages, mais ça fait partie du rôle de président, comme du rôle de l’entraîneur ou du rôle de certains dirigeants proches de l’équipe première. Mon rôle, à un moment donné, a été de recadrer les joueurs, mais tout ça fait parti du passé. Ils ont entendu, compris et ont réagi comme de vrais hommes. Il reste sept matchs, sept tours de Coupe, même si une défaite ne nous éliminera pas de la course à la montée. Maintenant, rien n’est facile et nous avons besoin de tous pour y arriver. Ce que les joueurs ont fait à Chambly pour les supporters est génial et le club a suivi pour qu’aucun supporter ne soit oublié. Cette initiative est tout simplement magnifique et cela montre l’attachement que les joueurs ont pour leur public. »

 

« JE NE COMPTE PAS M’ARRÊTER LÀ. »

 

Dans une interview au journal 20 Minutes, vous avez déjà abordé la question de changer de stade en cas de montée, c’est important d’anticiper ?

« On doit anticiper, qu’il s’agisse du budget de la saison prochaine ou de l’endroit où l’on pourra jouer, puisqu’on ne pourra pas évoluer à Tribut en cas de montée en Ligue 2. Anticiper, c’est travailler sur différentes solutions et notamment Calais, notre premier choix. Mais cela implique des travaux pour mettre le stade aux normes de la Ligue 2, ce sur quoi nous travaillons. On verra le premier jour du championnat où se déroulera le match de Dunkerque, si tant est qu’il y ait une montée cette saison. Mais je n’en doute pas une seule seconde. J’ai une confiance totale dans ce groupe et dans le staff dirigé par Didier. »

Vous êtes président depuis trois ans désormais, comment voyez-vous la suite ?

« J’attaque effectivement ma troisième saison à la tête de l’Union sportive du littoral dunkerquois et je ne compte pas m’arrêter là. Le seul changement qu’il y aura est dû au passage à un statut professionnel et, si jamais par le plus grand des malheurs nous ne montions pas, à un statut pré-professionnel puisqu’une SASSP  (Société anonyme simplifiée sportive professionnelle) est en cours de création. Le capital sera déposé en banque avant le 15 avril. A partir de ce moment-là, je deviendrais le président de la SASSP et je laisserai vacante la présidence de l’association, puisque d’après les textes, le président d’une société sportive professionnelle ne peut pas être président de l’association. Ma dernière mission sera de ramener le club en Ligue 2 à Tribut. Si nous montons cette année, après je reconsidérerai mon avenir. »