Publié le 24 septembre 2017
Deux jours après le match nul obtenu aux Herbiers (1-1), nous avons rencontré Didier Santini. L’occasion d’analyser ce match joué en infériorité numérique mais aussi de revenir un peu plus longuement sur les performances actuelles de notre équipe avec le technicien maritime.
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  • Bonjour Didier. Quel est ton sentiment sur ce résultat face aux Herbiers ?

« Mon sentiment premier, c’est que je trouve qu’on donne encore trop de cartouches à nos adversaires car on se met parfois en danger tout seul. On savait que sur les seconds ballons ils envoyaient souvent au deuxième poteau et c’est ce qu’il s’est passé sur le but. Sinon, je sens que les joueurs sont bien physiquement, on l’a vu alors qu’on était à dix. On peut peut-être tuer le match avant et ne pas gérer. Quand on voit les occasions qu’on se crée à dix (frappe de Rocchi, coup-franc à l’entrée de la surface sur Mazikou), c’est qu’on a la capacité d’emballer le match avant. Après, n’oublions qu’on ne perd pas face à un adversaire qui a beaucoup recruté et qui possède l’une des plus grosses masses salariales du championnat. »

  • Que vous manque-t-il justement pour emballer les matchs ?

« On doit trouver plus de fluidité et faire plus d’efforts tout de suite. Prenez l’exemple de ce « presque » penalty sur Bradley (Mazikou) qui fait suite à un beau mouvement offensif et un appel tranchant.  On sait qu’on a un gros chantier offensif avec tout le secteur qui a été renouvelé. Peut-être que les matchs amicaux nous ont un peu donné tort, car on a été encensés un peu trop tôt. Mais je sais que nos joueurs offensifs vont y arriver et j’ai une grosse confiance en leurs qualités. »

« NOS ATTAQUANTS ONT D’ÉNORMES QUALITÉS »

 Ont-ils besoin d’un déclic ?

« Être attaquant, ce n’est pas simple et nous avons aussi de jeunes joueurs. Prenez un joueur comme Timite qui est très talentueux et très respectueux mais qui doit encore améliorer son efficacité. On travaille et on a aussi besoin de temps. Il faut surtout de l’application et de la concentration car une fois encore nos attaquants ont d’énormes qualités. »

  • Dans le contenu, on voit des choses positives comme cette assise défensive ou ces buts sur coups de pied arrêtés…

« Oui ! C’est un match nul mais c’est la deuxième fois qu’on se retrouve à dix depuis le début de saison. Et encore certains buts encaissés sont évitables et me gênent car on a toujours le défaut de prendre des buts bêtes. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a quelque chose dans notre équipe : c’est dur de gagner contre Dunkerque ! On commence à marquer aussi sur coups de pied arrêtés, c’est un plus par rapport à la saison passée. Il nous faut maintenant trouver ces enchaînements pour faire mal à l’adversaire. »

  • On sent pourtant autour du club de la frustration par rapport à ces résultats ?

« Je ne suis pas sûr que ceux qui critiquent l’équipe sont ceux qui viennent au stade. Nos supporters sont incroyables et nous soutiennent, on le voit encore avec ceux qui sont venus aux Herbiers ! Après, beaucoup restent sur la saison dernière, mais on oublie aussi que nous avions connu un gros creux entre la 7e et 18e journée où nous n’avions pris qu’11 points en 12 matchs. Ce championnat est un vrai marathon, là on rentre d’un voyage de 18h de bus, il faut gérer beaucoup de choses. Il faudra être régulier dans la durée. »

  • Vous affrontez Concarneau à Tribut lors de la prochaine journée, comment abordez-vous ce match ?

« D’abord, c’est toujours cool de jouer contre un ami. Nous concernant, notre rôle est de mettre notre équipe en confiance. Il n’y a pas de psychose, loin de là ! L’année dernière, il nous est arrivé de perdre quatre matchs d’affilée, mais ça ne nous a pas empêcher de jouer la montée. On sait qu’il y a ce gros chantier offensif, les garçons bossent dur. On doit retrouver ce goût de marquer, faire plaisir avec la passe et savoir être tueur. »

  • Un mot pour les supporters ?

« J’adore ce qu’ils font ! Ceux qui sont derrière nous sont fantastiques, vraiment. Après, je suis toujours prêt à échanger, ma porte est toujours ouverte. J’aime parler avec les gens, à Dunkerque ce qui me plaît c’est que nous sommes comme dans un grand village. Parfois, quand on parle on comprend mieux, car plein de choses se passent dans la vie d’un groupe. En ayant joué la montée la saison dernière, peut-être qu’on nous a vite vu trop beaux mais on travaille dans la durée. Après le fabuleux travail de Fabien (Mercadal), l’objectif reste de faire grandir le club. Les dirigeants et les administratifs font un gros travail et le club cherche vraiment à se professionnaliser avec ses moyens. »