U17 Nationaux : un maintien par le jeu, une saison pour grandir

U17 Nationaux : un maintien par le jeu, une saison pour grandir

Publié le 20 mai 2026
Cinq points de retard à la mi-saison, cinq points d'avance sur la zone rouge au final — entre ces deux chiffres, il y a une saison entière de travail, de doutes surmontés et d'un groupe qui a appris à grandir.
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Il y a des saisons qui marquent. Pas forcément celles où les trophées s’accumulent, mais celles où un groupe apprend vraiment à se connaître, à se faire confiance, à tenir quand ça grince. La saison 2025-2026 des U17 Nationaux de l’USL Dunkerque est de celles-là.

Promus au plus haut niveau national de leur catégorie après un titre de champions la saison dernière, les jeunes Maritimes débarquaient dans un championnat qui ne pardonne pas grand-chose. Sept clubs professionnels avec centre de formation, des clubs franciliens rôdés à ce niveau, les meilleurs U17 de France. Le décor était planté. Et avec 95 % d’un effectif qui n’avait jamais goûté à cette réalité-là, tout le monde savait que l’adaptation prendrait du temps.

Un staff pour accompagner, pas juste encadrer

Avant de parler terrain, Aymerick Goyer — l’entraîneur — tient à dire une chose : si cette saison a tenu, c’est aussi grâce aux gens dans l’ombre. Saïd Mohamed à ses côtés comme adjoint. Julian Bucher, analyste vidéo, qui prépare les rapports de match et les fiches individuelles pour que chaque joueur puisse se voir progresser. Jonathan Santos, chargé de décortiquer les adversaires. Albin Rouxelin, qui prépare les corps semaine après semaine. Et Zakaria Hani, l’homme de l’ombre logistique, sans qui rien ne roule vraiment.

Ce staff-là a fonctionné comme un collectif. Et c’est peut-être là, autant que sur le terrain, que la saison s’est gagnée.

Tenir le cap quand les résultats ne viennent pas

La ligne directrice, elle n’a jamais bougé : jouer. Avoir le ballon, presser haut, assumer ses idées. En cohérence avec ce que prône le club jusqu’en équipe première. Facile à dire. Moins évident à tenir quand, à la mi-saison, vous êtes relégables avec cinq points de retard sur Reims.

Pourtant, ni le staff ni les joueurs n’ont paniqué. Parce que derrière les résultats frustrants, le contenu était là. Les déplacements au LOSC, à Lens, à Valenciennes n’avaient pas rapporté de victoires, mais ils avaient montré que ce groupe pouvait exister dans ce championnat. Que la méthode était bonne. Qu’il fallait juste continuer.

Le déclic de Montfermeil

Le premier match de la phase retour a tout changé. Une victoire à Montfermeil, obtenue avec la manière. Pas un succès arraché, mais une performance qui ressemblait à ce que le groupe travaillait depuis des mois. Un résultat fondateur.

Après ça, les Maritimes ont été lancés. Jusqu’à devenir, sur la phase retour, la deuxième meilleure équipe du championnat. La victoire face au LOSC. Celle contre Amiens. Semaine après semaine, un groupe qui gagnait en maturité, en maîtrise, en certitude.

Tenir jusqu’au bout

La fin de saison a été dure. Le corps dit stop, la tête aussi parfois. Beaucoup de ces joueurs découvraient pour la première fois ce que veut dire jouer un maintien — avec la pression dans les jambes, chaque match qui compte double, chaque erreur qui pèse. Mais ils ont tenu. Solidaires, courageux, fidèles à ce qu’ils avaient appris.

Cinq points de retard à la mi-saison. Cinq points d’avance sur la zone rouge au final. Ce n’est pas qu’un maintien, c’est une bascule. Et elle raconte tout ce que ce groupe a traversé.

À cela s’ajoute un beau parcours en Coupe Gambardella, réalisé en grande partie avec les joueurs de cette catégorie — une preuve de plus que le potentiel est bien là.

Cette saison restera. Pas comme celle d’un exploit retentissant, mais comme celle où une génération a grandi. Où un staff a su tenir une boussole quand le vent soufflait. Où un club a maintenu ses couleurs au plus haut niveau, sans renier ce qu’il est.

Un maintien par le jeu. C’est la meilleure façon de le mériter.