Publié le 26 février 2022
Avant d'affronter Dijon (26/02, 19h), Kévin Rocheteau s'est confié sur la défaite à Nancy et sur son plaisir de traverser une saison en pleine possession de ses moyens. Entretien.
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Kévin, que vous êtes-vous dit après la défaite face à l’AS Nancy Lorraine (2-0) ?

Il y avait de la déception. On avait l’impression d’avoir donné le match. Dès qu’on a pris ce but, contre le cours du jeu, l’équipe s’est démobilisée et on a plus réussi à faire ce que nous avions pu faire durant les 15 premières minutes. On s’est dit qu’il fallait vite réagir.

Finalement, s’incliner à Nancy montre une nouvelle fois que ce championnat est imprévisible et son classement menteur…

On sait que ce championnat est très serré. Comme le coach l’a dit, le classement est menteur car Nancy, malgré sa vingtième place, possède de très bons joueurs. On savait que ce serait un match très compliqué. Maintenant, nous n’avons pas fait en sorte, non plus, de pouvoir le gagner.

Tribut et les rencontres à domicile doivent-elles devenir l’une de vos forces en cette fin de saison ?

C’est clair qu’on a pas gagné assez à domicile. Devant nos supporters, qui sont notre douzième homme, il faut s’en servir et sentir que, chez nous, l’adversaire va passer un moment très compliqué. Il faut montrer qu’on veut la victoire !

 » Aider l’équipe le plus possible à chaque rencontre » – Kévin Rocheteau

Romain Revelli t’a récemment utilisé dans un rôle de milieu offensif ou de « faux 9 », à la pointe basse du triangle d’attaque. Cela t’a plutôt réussi…

C’est sûr que quand je sens que j’ai de la liberté, je me sens à l’aise. C’est mon jeu, j’aime prendre la balle, décaler, décrocher ou aller en profondeur. Après, dans cette position, il faut que j’aide mes deux attaquants, être proche d’eux et respecter ma place défensivement.

Tu sers tes attaquants mais, en même temps, tu es aussi utile pour les joueurs autour, à l’image des pistons sur le deuxième but inscrit face à Rodez (2-0) !

J’arrive à faire les décalages car j’ai une bonne vision de jeu. Cela me permet de trouver des passes qui vont amener des situations. C’est ce que j’essaie de faire au quotidien et à chaque rencontre pour aider l’équipe le plus possible.

Qu’est-ce qu’il se dit, Kévin Rocheteau, lorsqu’il foule les pelouses de Ligue 2 BKT après avoir traversé des périodes difficiles ?

C’est que du bonheur. Je me dis qu’avec tout ce que j’ai traversé, j’ai quand même de la chance car ça n’est pas donné à tous de revenir après deux grosses blessures au genou. Quand j’entre sur la pelouse, je me dis que j’ai de la chance d’être là, qu’il faut profiter et surtout que je prenne du plaisir.

Te sens-tu plus fort, dans tes performances sur le terrain mais aussi mentalement, après ces grosses difficultés qui ont forgé ton parcours ?

Des épreuves comme celles que j’ai vécues, ça rend toujours plus fort. Je me suis dit que je n’avais rien à perdre. La vie a décidé ça et je n’ai pas voulu rester là-dessus. Je suis vite passé à autre chose. Dans le foot, il y a toujours des éléments extérieurs qui font que rien n’est facile, mais en même temps, on a tous vécu des moments incroyables qui font qu’on adore le football.

Quel mot tu souhaites adresser aux supporters et aux suiveurs de l’USL Dunkerque qui, chaque week-end, suivent avec attention vos résultats ?

J’ai hâte ! Hâte de voir cette ambiance que peuvent mettre nos supporters à Tribut. On espère leur donner un beau spectacle à domicile et, ce qui est sûr, c’est que ça va me changer de lorsque j’étais ici en National !