Contre vents et marées

Publié le 19 février 2018
Jean-Pierre Scouarnec a tenu une conférence de presse ce matin concernant la mise à l'écart de Didier Santini. Retrouvez les extraits de cette conférence de presse.
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« La direction de la SASSP que je préside a rencontré Didier Santini samedi matin et lui a demandé de quitter ses fonctions auprès de l’équipe première. Il reste toutefois salarié du club comme le prévoit son contrat jusqu’à la fin de la saison, et sera s’il le désire chargé d’une autre mission. Suite à quoi j’ai reçu Benjamin Rytlewski pour lui demander d’assurer l’entraînement et la direction de l’équipe première jusqu’à la fin de la saison, voire plus si affinités. Je lui ai demandé de choisir un entraîneur adjoint parmi les différents acteurs du football de l’USLD et il a décidé de nommer Fred Basire, actuellement entraîneur des U19. Au vu des derniers résultats, on peut dire que le club se dirigeait malheureusement vers une descente programmée. Le match de vendredi soir a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Aujourd’hui, l’USLD se met en capacité de faire, dans un premier temps, une opération de maintien, parce qu’il n’est aucunement question que nous quittions le National. Aussi, nous ne sommes qu’à cinq points du quatrième, donc il y a encore des choses à aller chercher dans ce championnat. »

Sur les résultats en baisse ces dernières semaines : « Cette situation est difficile à expliquer. Ce que j’ai dit aux joueurs ce matin, c’est d’abord de se respecter. Et en se respectant, ils respectent le groupe. Ces dernières semaines, ils ne se sont pas respectés et n’ont donc pas respecté le groupe. […] On veut leur faire prendre conscience qu’ils ont des qualités intrinsèquement et que s’ils forment une équipe solidaire, ce qui est la marque de fabrique de l’USLD, ils ne courront aucun risque dans ce championnat. Comme je leur ai dit ce matin, c’est eux qui m’ont obligé à écarter Didier Santini. […] Je pense qu’il y avait quelque chose de cassé entre le groupe et Didier. »

Sur la mise à l’écart de Didier Santini : « C’est un moment humainement très difficile à passer. Pour le reste, c’est malheureusement la vie d’un club de foot. Quelque part, quand votre équipe va petit à petit dans des fonds où il sera difficile de ressortir, vous devez prendre une décision pour bouger les lignes. Or, on ne peut pas virer pas une équipe malheureusement. […] Cette décision a été prise car la situation devenait inquiétante. On n’arrivait pas à se dire qu’on était capables de gagner un match vu les prestations qu’on voyait actuellement. […] Dans le monde du football, ce qui m’agace, c’est que c’est toujours l’entraîneur qui trinque. C’est une évidence financière et mathématique. Je n’ai pas pris cette décision de gaieté de cœur, je l’ai fait car la sauvegarde du club me le demandait »

Sur la suite : « Les joueurs n’ont aujourd’hui aucune place de titulaire. C’est sur les terrains d’entraînement qu’ils vont devoir prouver à leur nouveau staff qu’ils ont leur place sur le terrain face à Chambly. […] Il faut retrouver les valeurs du club :  la solidarité, l’envie, l’engagement physique. Aujourd’hui on est encore en vie, on est à deux points du premier relégable, mais on est aussi à cinq points du quatrième, sauf qu’on est dans une spirale négative. Il faut inverser la tendance, reprendre les choses en main, recommencer à gagner et regarder vers le haut, car on a les capacités pour se projeter plus haut. Je ne dis pas qu’on va jouer la Ligue 2, mais on est largement capable de jouer un cinquième ou une sixième place dans ce championnat. »

Sur la nomination de Benjamin Rytlewski : « On parle souvent d’électrochoc dans le football, mais là n’est pas la question. La question est de faire bouger les lignes et de faire comprendre ax joueurs qu’il n’y en a pas un dans le vestiaire ou dans le groupe qui est indispensable pour faire fonctionner l’équipe. Si vous le pensez, votre prestation de base sera déjà inférieure à ce que vous pouvez montrer chaque vendredi si vous devez faire vos preuves chaque semaine. Aujourd’hui, il n’y a pas d’équipe type. Aujourd’hui, le patron n’est plus le même. A partir de là, les joueurs savent qu’ils sont en danger. Il vont devoir sortir de leur zone de confort, mettre leurs tripes sur le terrain pour jouer le vendredi et à partir de là assurer la continuité de leur carrière. Ce n’est jamais bon de descendre sur un CV. »